Accompagnement parental

Accompagnement parental, Approche systémique et psycho-éducative

Cet article est tiré d’une étude réalisée sur la question de la parentalité aux Etats-Unis. Un sujet d’actualité et particulièrement sensible pour de nombreux parents. Des questions se posent pour le parent. Quel modèle éducatif adopter qui correspond au mieux à nos au valeurs? Quelles attitudes observer à l’égard des enfants et adolescents? Les frontières entre le monde des enfants et des adultes sont de plus en plus floues? Comment poser des limites, alors que l’autorité parentale vacille?

Bonne lecture…

Résumé : L’approche psycho-éducative est fondée sur la littérature scientifique et sur les résultats de recherche accumulés ces dernières années en psychologie du développement et en épidémiologie. Elle met en avant le lien entre les pratiques parentales et un nombre considérable de problèmes de santé (mentale et sociale) tels que  les troubles de comportement (trouble des conduites, comportements violents, comportements anti-sociaux, addictions, problèmes alimentaires), l’obésité, les accidents de la vie courante, les problèmes cardio-vasculaires, les troubles musculo-squelettiques

L’approche psycho-éducative pour accompagner les parents dans leur fonction parentale.

  • Objectif : prévenir les problèmes psycho-sociaux et promouvoir la santé (mentale)
  • Comment : par l’apprentissage de nouvelles pratiques éducatives

Pourquoi soutenir la fonction parentale

accompagnement parental à grenobleL’accompagnement parental par l’approche psycho-éducative de la parentalité s’appuie sur les résultats de recherche accumulés ces 30 dernières années. L’influence de la qualité des interactions parent-enfant sur le développement social, cognitif et émotionnel de l’enfant a été démontrée par de nombreux travaux.
Les premières années de vie et les expériences relationnelles précoces déterminent particulièrement le fonctionnement ultérieur de l’enfant. « Plusieurs recherches récentes en neurophysiologie soulignent l’importance des soins parentaux sur le développement du cerveau de l’enfant au cours des premières années de vie ».

 Ainsi, les mécanismes physiologiques, comportementaux et psychologiques qui se construisent durant les premières années et orientent l’enfant toute sa vie sont largement des interactions parent-enfant.

De nombreuses études mettent en évidence l’impact des pratiques parentales sur le développement de l’enfant et plusieurs auteurs considèrent la parentalité comme un des principaux déterminants de la santé physique et mentale de l’adulte en devenir.

 Les pratiques parentales sont ainsi associées à un nombre important de troubles psychiques : trouble oppositionnel, trouble des conduites, addictions, problèmes de comportements alimentaires ; de troubles physiques obésité, accidents, problèmes cardio-vasculaires ; et de problèmes sociaux : délinquance, criminalité, toxicomanie, comportements antisociaux, absentéisme scolaire, échec scolaire, maltraitance, grossesse adolescente. Les relations parentales jouent aussi un rôle protecteur essentiel durant l’adolescence.
La National Longitudinal Adolescent Healthy Study menée aux Etats-Unis montre que « l’influence des pairs est la raison principale pour initier des comportements problématiques. A contrario, un environnement familial positif (par exemple : liens affectifs, supervision parentale, valeurs familiales prosociales) est la raison majeure pour que les jeunes ne s’engagent pas dans des comportements à risque tels que l’abus de drogues, la délinquance et les pratiques sexuelles à risque . Les attitudes et pratiques parentales positives (accordage affectif et chaleur, empathie et capacité à répondre adéquatement, consultations chez un professionnel, fréquentes activités en commun, organisation du temps de l’enfant et discipline constructive sont des facteurs protecteurs des troubles de comportements chez l’enfant et l’adolescent. De fait ces attitudes sont corrélées à une meilleure estime de soi, de meilleurs résultats scolaires, de plus grandes compétences sociales et un plus faible niveau d’anxiété et de dépression.

Ainsi certaines pratiques parentales représentent des facteurs protecteurs essentiels et ce, d’autant plus en fonction des différentes périodes : enfance, préadolescence, adolescence, jeune adulte. L’accordage affectif, l’empathie, la sensibilité, l’écoute des besoins. Aussi, la capacité à y répondre positivement  seraient des attitudes particulièrement déterminantes durant la petite enfance. La régulation des comportements, une discipline constructive et des renforcements positifs joueraient un rôle crucial durant l’enfance. Un accompagnement parental aurait particulièrement de l’impact durant l’adolescence. A tous les âges, les pratiques parentales protectrices impliqueraient de la chaleur, un soutien affectif, une absence d’hostilité ou de rejet, la capacité de résolution de problèmes et de conflits et un niveau de contrôle appropriés. Ces comportements protecteurs qui permettent de réduire des problèmes de comportements sont néanmoins indépendants des autres facteurs de risque.

L’accompagnement parental permet de réduire un nombre important de problèmes affectifs et comportementaux chez les jeunes, d’améliorer la santé psychosociale des mères en diminuant en particulier leur niveau d’anxiété et de dépression et en augmentant leur estime de soi de limiter les pratiques parentales problématiques : discipline coercitive, relations conflictuelles…

Deux des stratégies les plus efficaces visent à améliorer les interactions parent-enfant. La première concerne l’apprentissage d’habiletés de communication affective en formant les parents à l’écoute active, à la régulation des émotions de leurs enfants et à la communication positive. La seconde stratégie porte sur la mise en place d’interactions positives entre parent(s) et enfant(s).

Accompagnement, soutenir la parentalité

coaching parent-adoDans le cadre de cette approche, l’accompagnement parental visant à soutenir la parentalité se présentent sous la forme de “programmes”. Il s’agit d’interventions structurées de court ou moyen terme qui aident les parents à faire face au développement émotionnel et comportemental de leurs enfants. Il vise à améliorer les pratiques parentales et le fonctionnement familial. Favorise la communication parent-enfant, et l’acquisition de nouvelles habiletés parentales.

 Les approches théoriques sur lesquelles ils se fondent : approche comportementale, approche systémique, approche humaniste…

Les dimensions de la parentalité visées : la communication parent-enfant, la discipline, la résolution de problème, le sentiment d’appartenance et d’efficacité parentale…

 

Accompagnement parental à domicile

Dans le cadre d’interventions fondées sur l’accompagnement parental à domicile, le professionnel se rend au domicile et peut proposer un soutien éducatif, une formation aux habiletés parentales, du counselling. Ce type d’accompagnement cible les familles d’enfant jeunes (de 3 à 6 ans) et s’adresse généralement aux familles en difficulté ou à risque (jeunes mères, milieux socio-économiques défavorisés, mères souffrant de toxicomanie, père absent, crise conjugale chronique…). « Les visites à domicile ont démontré des effets à long terme sur la manifestation de conduites agressives, les activités de délinquance et des facteurs de risque dans de nombreuses études » . Il semblerait, cependant, que l’efficacité de cette stratégie de prévention soit dépendante de la durée de l’intervention, du type d’approche professionnelle impliqué et du contexte du moment.

Le programme de visites à domicile validé le plus célèbre est l’Elmira Home Visitation Study.
Une évaluation sur 15 ans après l’intervention a permis de mettre en évidence des résultats intéressants aussi bien au niveau de la mère que du jeune. Les enfants présentent moins de comportements antisociaux (moins d’arrestations, moins de condamnations, moins de fugues) et moins de consommation d’alcool et de tabac. Le programme Elmira a ensuite été réalisé dans d’autres régions des Etats-Unis (Memphis) (Kitzman, 1997). Une adaptation de ce programme est actuellement en cours en France (programme CAPEDP, Hôpital Bichat-Claude-Bernard et Etablissement Public de Santé Maison Blanche), et en voie d’implantation dans plusieurs pays (Canada, Pays-Bas).

Troubles de la fonction parentale

coaching parentalL’accompagnement parental et le soutien à la fonction parentale peut aussi représenter une démarche de prévention pour acquérir les bons réflexes. Il vise à prévenir des troubles psychiques tels que le trouble des conduites ou des comportements problématiques (violence, consommation de drogues…) et s’adresse aux parents et à des enfants et adolescents âgés de 3 à 16 ans. Cette dimension parentale est généralement présente dans des programmes sélectifs (jeunes à risque du fait de facteurs environnementaux, sociaux ou familiaux) ou indiqués (jeunes présentant des facteurs de risque individuel ou/et manifestant des premiers symptômes). Des visites à domicile: renforcement des habiletés apprises, soutien parental, aide face aux différents problèmes et événements de vie, d’apprentissage. Le niveau 5 de l’accompagnement parental  (8 à 10 consultations) vise à développer des habiletés parentales dans différents domaines et à améliorer les interactions parent-enfant. Il cible les familles dont les problèmes de parentalité sont couplés à d’autres difficultés comme les conflits conjugaux, dépression d’un parents, perte de l’autorité parentale et de repère. Il s’agit d’interventions soutenues avec des modules qui comprennent des visites à domicile favorisant l’apprentissage de nouvelles pratiques parentales, la régulation des émotions, la gestion du stress et des conflits. Plusieurs études d’efficacité de l’accompagnement parental ont été menées et ont montré des résultats positifs : diminution des problèmes de comportements chez l’enfant, amélioration des interactions parent-enfant, augmentation du sentiment d’efficacité parentale.

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Thérapie de couple

Relation de couple et thérapie du couple? Pourquoi ?

La thérapithérapie de couplee de couple amène les deux partenaires à se poser les bonnes questions sur le couple et à mieux communiquer. Le thérapeute aide le couple à apporter des réponses, à mettre un terme au doute et à résoudre le problème. Réapprendre à se parler, à s’écouter. Ce qui paraissait important à la formation du couple peut paraître relatif voir poser problème cinq ou six ans après. La thérapie de couple permet de faire le point sur ce qui existe, sur ce que l’on voudrait voir changer.

La thérapie de couple, tout comme la thérapie individuelle, est une démarche répondant au désir de quitter une souffrance. Tout comme une personne en difficulté, en détresse, peut demander de l’aide avec un espoir légitime d’être secourue, un couple peut effectuer une telle démarche. Tel est le sens général d’une thérapie de couple. Et, bien évidemment, le thérapeute de couple n’est ni un avocat ni un magistrat, et donc il ne fait généralement ni d’arbitrage, ni de jugements. Les outils de la thérapie comportementale peuvent venir en aide au thérapeute qui choisit de les employer, parmi d’autres outils, tels par exemple que ceux de la thérapie analytique, de l’analyse systémique ou de la thérapie comportementale de couple…

Comment se déroule une thérapie de couple

rupture-amoureuse-divorce-separation_4712397Les façons de faire et les techniques qu’emploient les thérapeutes de couple sont très variées. La plupart des thérapeutes de couple exigent que les deux membres du couple soient présents à chaque séance. La façon d’organiser la parole dans les séances varie selon le type de thérapeute, et aussi du choix des techniques qui est le sien. Pour ma part, j’alterne des séances en couple et des séances individuelles.

Même si bien souvent des tentatives d’alliance ont lieu, le thérapeute déjoue cette tentative. Il garder ainsi une certaine « neutralité » pour ne pas avoir à endosser le rôle d’arbitre ou de juge. Ce type de fonction est mieux assumé par les avocats que par les thérapeutes. On peut dire, en résumé, que le thérapeute de couple est au service du projet du couple. Les deux partenaires devront préalablement définir avant d’aller le voir.

Peut-on suivre une thérapie individuelle en même temps qu’une thérapie de couple ?

Tout dépend des thérapeutes et des problèmes qu’il faut traiter. Certains thérapeutes exigeront que l’on se consacre exclusivement à l’accomplissement d’une seule thérapie à la fois. D’autres estimeront au contraire qu’une thérapie individuelle pour l’un ou l’autre des membres du couple complète très bien le travail de la thérapie du couple. Il est donc essentiel de poser la question directement au thérapeute, qui possède les informations nécessaires à une réponse adaptée à chaque cas.

Faire une thérapie de couple

La vie à deux est pleitherapie individuellene de petits reproches. Pour chacun des partenaires, la vie de couple est pleine de questions, mon couple est-il normal. Comment je suis reconnu (e) dans mon couple. La communication est-elle bonne entre nous. Suis-heureux dans mon couple. Est-ce que je reçois une part suffisante de mon investissement dans le couple…
Ces questions, avec le temps, alimentent le doute, le ressentiment, les tensions et les conflits à répétition au sein du couple. Parce que, ce qui apparaissait comme vital à la formation du couple ne l’est plus toujours cinq ou dix ans après.
Il est souvent possible d’éviter une séparation en se posant à temps les bonnes questions et de leur apporter les réponse.

Lorsque le couple est déséquilibré, la thérapie individuelle ne résout rien : le conjoint qui consulte n’est pas forcément celui qui souffre le plus. Cela peut même être une fuite, et le thérapeute, un objet de rivalité. Il est donc conseillé de consulter à deux. Certains thérapeutes commencent par voir le couple ensemble, puis les conjoints séparément. Mais chacun a sa méthode.

Les trois approches sur lesquelles s’appuie ma pratique de la thérapie de couple:

  • La thérapie brève de couple, regarde le couple en référence au deux systèmes familiaux des conjoints. Un plus Un font Trois. Le couple n’étant pas l’addition de deux personne mais ayant sa propre singularité.
  • La thérapie cognitive comportementale de couplese concentre sur les comportements de chaque partenaire et ses réactions aux événements que doit traverser le couple.
  • La thérapie d’acceptation et d’engagement, reformule et contextualise les émotions, permettant la prise de conscience et une mise en perspective du couple

Thérapie brève stratégique

La THÉRAPIE BRÈVE STRATEGIQUE

l’Ecole de Palo-Alto

La Thérapie brève, également appelée stratégique, n’est pas simplement une pratique du champ de la psychothérapie. C’est une véritable école de pensée qui étudie “comment” les hommes et les femmes se raporte à la réalité. Ou plus encore “comment chacun de nous entre en relation avec soi-même, avec les autres avec le monde que nous percevons et à laquelle nous  réagissons. L’hypothèse de base est que la réalité , pathologies et problèmes compris, est le fruit de l’interaction entre les points d’observation adopté, les instruments utilisés, et le langage dont nous nous servons pour communiquer cette réalité. Il n’existe pas de réalité “vraie”, mais autant de réalités possibles qu’il y a d’interactions différentes possibles entre sujet et réalité. De cela, dérive que quelque condition que nous nous trouvions, malade ou en bonne santé, ce sera le produit d’une relation active entre nous-même et ce que nous vivons. En d’autres mots, chacun construit la réalité qu’ensuite il subit.

La thérapie stratégique est une intervention thérapeutique d’ordinaire brève, orientée vers l’élimination des symptômes  et la résolution de problème présenté par le patient (client). Cette approche n’est pas une thérapie comportementaliste, mais un recadrage modifiant la perception de la réalité et des réactions du client…
De ce point de vu e, le recours à des notes ou à des informations sur le passé ou l'”histoire clinique” du sujet représente seulement un moyen de mise au point des meilleures stratégies de résolution de problème actuels, et non une procédure thérapeutique comme dans les formes traditionnelles de psychothérapie…
En pratique, le thérapeute repère les tentatives de solution qui chronifient ou aggravent le problème de son patient et il prescrit des tâches soit au patient soit à ses proches, pour permettre au système de découvrir d’autres ressources. L’une d’elles va enfin permettre le changement.
D’un point de vue historique, cette thérapie orientée vers la solution s’inscrit dans le courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir de 1950. La formation de cette école trouve sa source dans les conférences Macy (source également du mouvement Cybernétique).

Gregory Bateson Peu après, au début des années 1950, l’anthropologue Gregory BATESON développe avec Jay HALEY (qui s’est largement inspiré de sa longue observation du travail de Milton ERICKSON), John WEAKLAND et Don JACKSON la théorie de la “double contrainte” (double bind) qui envisage la maladie mentale comme un mode d’adaptation à une structure pathologique des relations familiales. Cette théorie provoque un bouleversement des conceptions psychiatriques traditionnelles et contribue au développement de la thérapie familiale.
Alors que les psychothérapies traditionnelles focalisent leurs efforts sur la recherche des origines des difficultés psychologiques, les approches systémiques et stratégiques s’intéressent à la façon dont les problèmes se manifestent dans le présent, et utilisent le contexte de vie actuel des patients pour les résoudre.
Fondées sur les nouvelles recherches en communication, les thérapies « brèves » cherchent à soulager la souffrance 

approche systémique

psychologique le plus rapidement possible en amenant les patients à faire des expériences nouvelles qui leur permettent d’affronter le présent et l’avenir de façon plus sereine.
Approche centrée sur les difficultés centrales vécues dans le présent par les patients, la thérapie brève accorde cependant une grande attention aux aspects cognitifs de ces difficultés ainsi qu’aux réactions de l’entourage du patient. On a en effet constaté que ces dernières peuvent bien souvent contribuer à la genèse et au maintien des problèmes psychologiques, mais aussi à leur résolution.

Thérapie brève centrée sur la solution

Dans la lignée de la thérapie brève centrée sur la solution, les séances explorent vos tentatives de solutions restées sans amélioration de la situation. Pour la thérapie brève, ces solutions non seulement elles sont inefficaces mais contribuent à maintenir le ème qui vous amène en consultation. L’approche du problème est global, explore les relations entre la personne et ses différents réseaux d’appartenance: familiale, sociale, professionnelle et le comportement qui pose problème. Plus qu’une technique de communication efficace, la thérapie brève se présente comme la possibilité d’effectuer un changement. Le thérapeute pousse plus loin le “client” afin de réaliser les changements intérieurs attendus.

De cela, dérive que quelque condition que nous nous trouvions, malade ou en bonne santé, ce sera le produit d’une relation active entre nous-même et ce que nous vivons. En d’autres mots, chacun construit la réalité qu’ensuite il subit.
ba_bit_watzlawickLa thérapie Brève est une intervention thérapeutique orientée ver l’élimination des symptômes  et la résolution de problème présenté par le patient (client). Cette approche n’est pas une thérapie comportementaliste, mais une série de recadrages modifiant la perception de la réalité et des réactions du client…
De ce point de vue, le recours à des notes ou à des informations sur le passé ou “l’histoire clinique” du sujet représente seulement un moyen de mise au point des meilleures stratégies de résolution de problème actuels, et non une procédure thérapeutique comme dans les formes traditionnelles de psychothérapie…
En pratique, le thérapeute repère les tentatives de solution qui chronicisent ou aggravent le problème de son patient et il prescrit des tâches soit au patient soit à ses proches, pour permettre au système de découvrir d’autres ressources. L’une d’elle va enfin permettre les prémisses d’un changement significatif qui avec le temps s’amplifiera vu les bénéfice qu’il procure au système relationnel.
D’un point de vue historique, cette thérapie orientée vers la solution s’inscrit dans le courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir de 1950. La formation de cette école trouve sa source dans les conférences Macy (source également du mouvement Cybernétique).

L’Hypnose Ericksonienne

Jay Haley , thérapeute de l’Ecole de Palo Alto a centré son étude de l’Hypnose ericksonienne sur son aspect interactionnel, voire quasi systémique du Mental Research Institut ( l’Ecole de Palo-Alto).
Qu’est-ce que l’hypnose ? Nous connaissons le phénomène, les appareils médicaux nous montre les spécificités cérébrales de cet état. Nous savons depuis bien longtemps l’utiliser, sous diverses formes, nous commençons même à comprendre comment les mots peuvent agir sur le corps et l’esprit…
Toutes les techniques d’hypnose visent à produire un état modifié de conscience chez la personne, les différences sont dans les manières d’arriver à ce but , dans l’esprit avec lequel est faite l’intervention hypnotique et dans l’objectif global visé de cette intervention.

L’Hypnose éricksonienne se définie comme étant à la fois un état particulier de conscience et l’ensemble des techniques utilisées pour parvenir à cet état de conscience.
Pour Milton Erickson (1980) Un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages.